Regards des élèves du collège du Grand Lemps sur cette année écoulée


Regards des élèves du collège du Grand Lemps

sur cette année écoulée

« cette année en épidémie a bouleversé nos habitudes et notre quotidien« 

C’est une année hors du commun que nous, collégiens entre 11 et 15 ans, venons de vivre. Parmi nous, certains ont souffert, d’autres ont vécu ce moment comme une parenthèse agréable. Plusieurs élèves nous offrent leur regard sur cette année écoulée.

Lors du premier confinement, au printemps 2020, les ressentis ont été mitigés selon les élèves. Certains, notamment parmi les plus jeunes, n’en n’ont pas souffert, bien au contraire. De la joie les emplissait à l’annonce du confinement. Le plaisir de pouvoir s’organiser comme bon leur semble et d’être maître de leurs mouvements a joué sur leur bonne humeur. Comme une atmosphère d’école buissonnière !

Quant à d’autres, surtout les élèves de 3ème, ils ont souffert du manque de liens sociaux, de l’isolement ainsi que du syndrome de le cabane. Ce syndrome désigne la peur sociale ou l’angoisse de sortir de chez soi, en particulier après la période de confinement. D’autres ont aussi souffert de procrastination. Beaucoup de collégiens se sont sentis essoufflés, perdus ou encore pris au piège. « A la fin du confinement, j’étais épuisée, la reprise des cours en présentiel m’a fait du bien mais j’ai eu du mal à reprendre le rythme« , témoigne Coline, 14 ans.

L’éducation et l’apprentissage en temps de confinement ont été deux problématiques essentielles pour nous. Certains, enfermés dans leur chambre, allaient jusqu’à six heures de travail par jour ! De plus, le manque d’équipements électroniques et l’environnement dans de nombreuses familles compliquaient la concentration, la possibilité et la vigueur à étudier. Nous n’étions pas tous égaux face à l’épidémie. Néanmoins le collège Liers et Lemps mettait à disposition des tablettes pour les familles qui le souhaitaient et le suivi pédagogique a été constant. « Durant cette année éprouvante, j’ai appris à ne pas remettre au lendemain et à combattre l’envie de ne pas travailler » explique Melvin, 14 ans.

Malgré les difficultés et les douleurs que nous avons rencontrées, cette année nous a appris à être indépendants, à ne rien remettre au lendemain et à prendre soin de nous et de ceux que l’on aime. Des jours meilleurs viendront.

Mathilde et Maël, école du blog, collège Liers et Lemps

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